Bouchra Ouizguen est une danseuse chorégraphe marocaine née en 1980 à Ouarzazate. Elle vit et travaille à Marrakech où elle s’est engagée dans le développement d’une scène chorégraphique locale depuis 1998. 

 

Danseuse autodidacte dès l’âge de 16 ans, elle crée ses premières pièces expérimentales telles que Ana Ounta ou Mort et moi nourries par ses intérêts pour le cinéma, la littérature, la musique... 

 

Co fondatrice de l’association Anania en 2002, avant de fonder sa Compagnie O  en 2010 ; elle collabore notamment avec Mathilde Monnier, Bernardo Montet, Boris Charmatz, Julie Nioche et Abdellah Taïa… 

 

En 2010, elle reçoit en France le prix de la révélation chorégraphique de la société des auteurs et compositeurs dramatiques (Sacd) et le prix du syndicat de la critique Théâtre Musique Danse avec le libérateur Madame Plaza, où elle partageait la scène avec des artistes issues de la tradition des Aïtas. 

 

En 2011, elle crée avec le chorégraphe Alain Buffard le solo Voyage Cola dans le cadre des Sujets à Vif du Festival d’Avignon. 

En juin 2012, elle créée Ha! au Festival Montpellier Danse et qu’elle présente ensuite en 2013 au Centre Georges Pompidou. 

En février 2014, elle crée Corbeaux pièce-scuplture pour 17 danseuses à la Biennale Art In Marrakech. Cette performance lui inspirera deux vidéos « Corbeaux » et « Fatna », présentées dans le cadre d’une installation au Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM) à Marseille en 2017. 

En 2015, elle réunit quatre artistes ayant déjà participé à ses précédentes pièces pour créer Ottof - les fourmis, en berbère – présenté au Festival Montpellier Danse en juin 2015. 

En 2017, elle créé Jerada, spectacle imaginé pour les danseurs de Carte Blanche, Compagnie nationale de danse contemporaine de Norvège. Le spectacle reçoit en 2018 le Prix de la critique du meilleur spectacle de danse en Norvège. 

En 2019, son spectacle Eléphant est présenté à la Biennale internationale d’art contemporain de Rabat au Musée des Oudayas et est accompagné par les oeuvres de l’artiste marocain Moulay Youssef El Kahfaï avec qui elle a collaboré au moment de la création du spectacle.